Plus de 46 millions de professionnels de santé ont écrit une lettre au président de la COP28, Sultan Al-Jaber, et rappellent le danger des énergies fossiles pour la santé humaine.
Lanceurs d’alerte. Pas moins de 46,3 millions de professionnels de santé du monde entier ont écrit ce jeudi 1er novembre une lettre au président de la COP28, Sultan Al-Jaber. À un mois de l’ouverture de la conférence des Nations Unies pour le climat, qui se tiendra cette année à Dubaï, ces soignants interpellent directement son président sur un sujet qu’il connaît de près : les énergies fossiles.
Et pour cause, Sultan Al Jaber est le PDG du géant pétrolier Abu Dhabi National Oil Company (ADNOC). Son rôle lors de cette nouvelle COP fait donc déjà débat, avant même que l’évènement n’ait débuté. En effet, le changement climatique est principalement provoqué par l’utilisation des énergies fossiles.
Or le pétrole, le charbon et le gaz naturels sont aussi la cause d’autres maux, médicaux cette fois-ci. C’est ce que soulignent les associations l’Association médicale mondiale, la Fédération mondiale des associations de santé publique et le Conseil international des infirmières dans leur courrier à Sultan Al Jaber, en lui demandant une « accélération de la suppression » des combustibles fossiles.
Réclamer la sortie des énergies fossiles dans l’accord final de la COP28 « n’est pas une demande frivole » mais une urgence établie par la science, « claire comme de l’eau de roche », avait rappelé ce mardi auprès de l’AFP le commissaire européen Wopke Hoekstra à Abou Dhabi.
Lanceurs d’alerte. Pas moins de 46,3 millions de professionnels de santé du monde entier ont écrit ce jeudi 1er novembre une lettre au président de la COP28, Sultan Al-Jaber. À un mois de l’ouverture de la conférence des Nations Unies pour le climat, qui se tiendra cette année à Dubaï, ces soignants interpellent directement son président sur un sujet qu’il connaît de près : les énergies fossiles.
Et pour cause, Sultan Al Jaber est le PDG du géant pétrolier Abu Dhabi National Oil Company (ADNOC). Son rôle lors de cette nouvelle COP fait donc déjà débat, avant même que l’évènement n’ait débuté. En effet, le changement climatique est principalement provoqué par l’utilisation des énergies fossiles.
Or le pétrole, le charbon et le gaz naturels sont aussi la cause d’autres maux, médicaux cette fois-ci. C’est ce que soulignent les associations l’Association médicale mondiale, la Fédération mondiale des associations de santé publique et le Conseil international des infirmières dans leur courrier à Sultan Al Jaber, en lui demandant une « accélération de la suppression » des combustibles fossiles.
Réclamer la sortie des énergies fossiles dans l’accord final de la COP28 « n’est pas une demande frivole » mais une urgence établie par la science, « claire comme de l’eau de roche », avait rappelé ce mardi auprès de l’AFP le commissaire européen Wopke Hoekstra à Abou Dhabi.
Un enjeu mondial pour la santé
« En finir avec notre dangereuse dépendance aux combustibles fossiles améliorera la santé des générations futures et sauvera des vies », écrivent les professionnels de santé en pointant du doigt pour commencer les conséquences de la pollution sur la santé, mais aussi celles du changement climatique plus généralement.
L’intensification des catastrophes naturelles provoquent des dégâts « provoquent des blessures, des décès et des problèmes de santé mentale chez les survivants », souligne ainsi auprès de nos confrères de Libération la professeure Jemilah Mahmood, signataire du texte et directrice du Centre pour la santé planétaire de l’Université Sunway, en Malaisie.
De plus, le changement climatique dérègle les températures, les précipitations et les écosystèmes : de quoi laisser éclore de nouveaux virus ou prospérer ceux qui existent déjà. « Une suppression entière et rapide des énergies fossiles est la meilleure façon de fournir une eau, un air et un environnement propres, indispensables pour une bonne santé », concluent donc les professionnels de santé.
Et pour que cet objectif arrive à son terme ils donnent un conseil à Sultan Al Jaber : exclure de la COP les représentants de l’industrie des énergies fossiles. Lors de la COP27 l’an dernier, les ONG en avaient dénombré des centaines, notant une hausse de 25 % sur un an. Elles craignent un nouvel afflux pour la COP 28 qui doit s’ouvrir aux Émirats arabes unis, gros producteur d’hydrocarbures.
« En finir avec notre dangereuse dépendance aux combustibles fossiles améliorera la santé des générations futures et sauvera des vies », écrivent les professionnels de santé en pointant du doigt pour commencer les conséquences de la pollution sur la santé, mais aussi celles du changement climatique plus généralement.
L’intensification des catastrophes naturelles provoquent des dégâts « provoquent des blessures, des décès et des problèmes de santé mentale chez les survivants », souligne ainsi auprès de nos confrères de Libération la professeure Jemilah Mahmood, signataire du texte et directrice du Centre pour la santé planétaire de l’Université Sunway, en Malaisie.
De plus, le changement climatique dérègle les températures, les précipitations et les écosystèmes : de quoi laisser éclore de nouveaux virus ou prospérer ceux qui existent déjà. « Une suppression entière et rapide des énergies fossiles est la meilleure façon de fournir une eau, un air et un environnement propres, indispensables pour une bonne santé », concluent donc les professionnels de santé.
Et pour que cet objectif arrive à son terme ils donnent un conseil à Sultan Al Jaber : exclure de la COP les représentants de l’industrie des énergies fossiles. Lors de la COP27 l’an dernier, les ONG en avaient dénombré des centaines, notant une hausse de 25 % sur un an. Elles craignent un nouvel afflux pour la COP 28 qui doit s’ouvrir aux Émirats arabes unis, gros producteur d’hydrocarbures.
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