Monsieur le président,
J’ai appris par la presse que vous allez procéder à une large concertation nationale en vue de proposer des réformes sur la vie et le fonctionnement de nos institutions. Je souhaiterais, en ma qualité de citoyen et soucieux du développement de mon pays, apporter ma maigre contribution à cette concertation. Mr le Président, avec ce projet de réformes de nos institutions que vous portez aujourd’hui, permettez-moi de vous dire que vous avez là une occasion unique de rentrer définitivement dans l’histoire des grands hommes de ce pays et même du monde, si celui-ci est mené en profondeur. Et, pour ce faire, constatez avec moi que les conclusions de la Commission nationale de réformes des institutions (CNRI) sont en parfaite adéquation avec votre vision réformiste de nos institutions. Mr le Président, aujourd’hui plus que jamais, le Sénégal a besoin d’un homme à la dimension de Thierno Souleymane Baal, d’un Thomas Sankara voire d’un Nelson Mandela pour mettre définitivement ce pays sur les rails du développement et nous éviter à jamais sa mauvaise gestion latente et chronique. Mr le Président, croyez-moi, vous pouvez bien être notre illustre Thierno Souleymane Baal avec ce projet noble et fédérateur portant sur la réforme de nos institutions.
Depuis les indépendances, les deniers publics de notre pays sont en permanence gaspillés et mal utilisés dans notre système économique, ce qui laisse inévitablement une grande partie de la population dans le besoin et le désarroi le plus absolu. Au cours de ces dernières décennies, les scandales et crimes économiques se sont tellement succédé à tel point qu’ils sont devenus quasi normaux dans notre agir quotidien et institutionnel. On peut en citer quelques-uns des plus marquants : Compte K2, ONCAD, BNDS, USB, Sonacos, Sonadis, Anoci, ICS, Régie des chemins de fer du Sénégal, etc. et la liste est loin d’être exhaustive. Aujourd’hui, on nous informe dans la presse que des gisements de pétrole et de gaz naturel ont été découverts au Sénégal. Certes, il s’agit là d’une très bonne nouvelle pour notre pays, mais aussi il est urgent et vital de doter notre pays d’un cadre institutionnel et constitutionnel pour que les richesses et les profits qui vont être tirés de ces gisements ne génèrent pas de l’instabilité, laquelle peut nous plonger dans une malédiction que l’on peut bien éviter en amont. Mr le Président, votre Gamou, vous supplie de ne pas tomber dans la politique politicienne et de procéder à ces réformes tant souhaitées pour les générations futures. Cette démarche institutionnelle pourrait, à coup sûr, garantir un partage équitable de nos ressources, et nous éviter parallèlement des frustrations sociales, lesquelles peuvent faire basculer tout un pays dans une violence inouïe et aveugle. Le Président Senghor et Mamadou Dia avaient posé les bases d’une République dès les indépendances, vous pouvez ainsi être celui qui aura définitivement donné à ce pays ce dont il a le plus besoin en termes d’encadrement institutionnel, si et seulement si vous vous engagez à nous proposer l’avant-projet de la CNRI.
18 Commentaires
Anonyme
En Janvier, 2016 (10:46 AM)Osez
En Janvier, 2016 (10:51 AM)Blaise
En Janvier, 2016 (11:06 AM)Bled
En Janvier, 2016 (12:24 PM)Anonyme
En Janvier, 2016 (12:38 PM)Ali Atlanta
En Janvier, 2016 (13:50 PM)Deug
En Janvier, 2016 (14:16 PM)Anonyme
En Janvier, 2016 (14:17 PM)Abdoul
En Janvier, 2016 (14:28 PM)Cheikh
En Janvier, 2016 (17:01 PM)Cheikh
En Janvier, 2016 (17:01 PM)Cheikh
En Janvier, 2016 (17:01 PM)Cheikh
En Janvier, 2016 (17:01 PM)Anonyme
En Janvier, 2016 (18:27 PM)Anonyme
En Janvier, 2016 (19:22 PM)On the connait bien arête de lecher le c????
Go get a job
Ft
En Janvier, 2016 (19:53 PM)Du courage
Thieyacine C . Fall
En Février, 2016 (03:32 AM)Ndiayed
En Février, 2016 (10:47 AM)Pensez-vous sérieusement qu'un texte constitutionnel peut changer la vie des sénégalais?
Nous sommes un pays ou les textes n'ont aucune sacralité, sont compris par une minorité de la population, où le copinage, le népotisme et le masla sont toujours au dessus de tous les textes de droit qui sont censés gouverner le pays.
Le prochain président va changer la constitution. C'est un problème en Afrique parce-que nous ne sommes pas un peuple d'écriture malheureusement. Nos contrats sont moraux et non écrits.
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