La Cour de cassation a décidé lundi 6 décembre d’accorder une liberté provisoire à Vital Kamerhe, ancien président de l'Assemblée nationale, condamné pour détournement de fonds publics. Une liberté provisoire motivée par des raisons sanitaires, mais assortie d’une forte caution.
Vital Kamerhe devra débourser 500 000 dollars américains pour jouir de cette liberté provisoire qui lui est accordée pour des raisons humanitaires. Selon la télévision officielle qui cite, sur son compte Twitter, la cellule de communication de la Cour de cassation, la décision a été motivée par le tableau médical très critique du leader de l’UNC. Et, jusque tard lundi, les formalités étaient encore en cours.
C’est en milieu d’après-midi que cette libération provisoire a été décidée. Pour se prononcer, la Cour de cassation s’est réunie en chambre de conseil à deux reprises : vendredi et lundi, et a entendu Me Pulusi, l’avocat de Vital Kamerhe.
Il n’a jamais été même dans un commissariat de police pour un quelconque fait infractionnel. Ce n’est pas à 60 ans qu’il va apprendre à voler, donc pour nous, nous avons toujours cru en l’innocence lors du procès en première instance la Cour n’avait pas étayé des preuves pour condamner notre président. Et donc pour nous, nous pensons que c’est un pas dans la bonne direction avec cette liberté provisoire et nous allons poursuivre le combat pour que finalement nous obtenions l’acquittement de notre président.
Allié de Félix Tshisekedi pendant les élections de 2017, pour ensuite devenir son directeur de cabinet, Vital Kamerhe avait été accusé de détournement des fonds destinés aux travaux des 100 premiers jours du mandat du président Tshisekedi.
Condamné à 13 ans de prison, il avait plusieurs fois sollicité la liberté provisoire sans succès. Cette fois, il l'obtient de la Cour de cassation devant laquelle il avait introduit un pourvoi. Pourvoi qui doit maintenant être examiné avant que Vital Kamerhe ne soit fixé définitivement sur son sort.
Son principal co-accusé, l’entrepreneur libanais Samih Jammal lui est toujours en détention à la prison de Makala. Il avait été condamné à six ans en appel. Son avocat, Me Jamal Taleb, se réjouit de la libération de Vital Kamerhe et espère qu’il en sera de même pour Samih Jammal.
Nous allons introduire une demande auprès de la Cour de cassation avec nos confrères congolais et français, une demande de liberté provisoire aussi. En sachant que, bien entendu, ce qui s’applique à l’un s’applique aussi à l’autre. Notre client Samih Jammal a 85 ans, il est malade. Il est dans des conditions de santé très précaires…
1 Commentaires
Participer à la Discussion